Qu'en pensez-vous ?
Bonjour,
Voici un résumé de mon prochain roman :
Julienne vit une adolescence ordinaire jusqu’à ce dimanche où sa meilleure amie, Marlène, l’invite à venir avec elle au château, près de la ville.
L’adolescente accepte sans savoir que son destin va basculer. Par la suite, le comportement de sa meilleure amie change.
Julienne perd la communication avec elle. Elle ne la reconnait plus. Un jour, Marlène commet l’irréparable. Julienne retrouve son corps.
Elle grandit et devient adulte. Julienne fait des études, trouve un emploi, se marie. Mais Marlène reste présente telle une ombre qui ne la laissera jamais. Les années passent. Un jour, elle apprend que le château a été acheté.
Elle ne résiste pas à la tentation et voit là la chance de savoir ce qui est arrivé. La nouvelle propriétaire l’invite. La jeune femme ne voit pas le piège se refermer sur elle. Le cauchemar commence. Elle rencontre une jeune fille, Magela et décide de la protéger. Toutes eux sortent de cet enfer, mais Julienne se rend compte qu’elle a largement sous-estimé l’emprise qu’a la châtelaine sur la jeune fille. Magela n’aspire qu’à retourner auprès de leur bourreau. Julienne trouve de l’aide auprès du commissaire et de deux anciens camarades. Magela s’enfuit et ils partent à sa recherche. Par la suite, ils la ramènent chez elle, auprès de sa famille et de ses amis. Mais les retrouvailles ne sont pas le moment de bonheur souhaité.
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Gratuit !
Bonjour,
Je passe juste pour vous signaler que mon livre "Petits cauchemars" sera gratuit à partir de demain sur Amazon, pendant cinq jours !
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Douleur secrète
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Extrait de l'Histoire "Séverine"
Le soir arrive. Valentiane, installée dans un coin, les regarde souper ou plutôt dîner, comme ils disent. La fillette se souvient des repas du soir. Les membres de cette famille ne semblent pas se tourner vers Dieu. Ils n’ont pas récité le bénédicité avant de commencer. Ils ne se parlent pas et ont tous les yeux rivés sur leur smartphone ou leur téléphone portable, comme ils disent parfois. Que peuvent-ils faire ?
Tout à coup, Séverine, la fille ainée, se lève et sans un mot, quitte la table et monte les escaliers.
Valentiane, surprise, songe que jamais ses parents ne l’auraient laissée partir avant la fin du repas. Mais autre chose la turlupine. Elle a bien vu que le visage de Séverine s’est assombri. Ni sa mère, ni son père n’ont bougé. Ils continuent de regarder sur leurs objets plats.
Valentiane se demande ce que fixe Camille et s’approche pour regarder. Elle ne comprend rien à ces drôles d’images qui bougent. C’est trop compliqué et elles lui font mal aux yeux. Camille tourne la tête et lui sourit. Ses parents ne s’aperçoivent de rien. Valentiane les quitte, elle a besoin de réfléchir et se rend jusqu’au grenier. Elle aimait bien y aller, lorsqu’elle était plus petite. Valentiane s’inquiète pour Séverine. Qu’est-ce qui l’a bouleversée à ce point ? N’y tenant, plus la jeune fille quitte le grenier et se rend dans la chambre où dort Séverine. Celle-ci regarde dehors. Valentiane voudrait bien la consoler. Peut-être a-t-elle un amoureux secret ? Pourquoi reste-t-elle dans le noir ?
Séverine se lève et sort de la chambre. Valentiane s’écarte. Elle a laissé le drôle d’objet, le smartphone. Valentiane hésite, effrayée par cette chose nouvelle, mais une fois de plus, la curiosité l’emporte.
Elle se penche pour regarder et se sent tout à coup très mal. Qu’est-ce que c’est que ça ? Elle voit une photo, ce doit être Séverine, mais son corps est énorme. Pourquoi lui a-t-on envoyé ça ? Même si elle n’y comprend rien, la fillette devine que c’est quelqu’un d’autre qui a mis cette horrible image, pour que Séverine la voit. Est-ce pour cela que la jeune fille n’a rien touché de son repas ? Elle en a reçu d’autres ? Elle doit le montrer à ses parents. Séverine rentre dans la pièce.
Elle referme la porte, mas pas assez vite pour que Valentiane ait le temps de se faufiler à sa suite. Séverine appuie sur un objet sur le mur et la lumière jaillit dans la pièce. La fillette, stupéfaite par ce phénomène, applaudit. Séverine se retourne. Elle hausse les épaules et se dirige vers le miroir. La jeune fille se déshabille. Embarrassée, Valentiane se détourne.
Elle trouve que Séverine met du temps et jette un œil dans son dos. Elle est stupéfaite de découvrir des coupures sur son corps et par sa légère maigreur. Pourtant, ses parents semblent riches et ne manquent de rien. Y a-t-il un lien avec ce qu’elle a vu sur l’objet qu’on appelle un Smartphone ? Une sonnerie la fait sursauter. Elle provient de cet objet, le téléphone portable ou smartphone.
Séverine s’en approche et le prend. Un bruit et un cri. La jeune fille l’a lâcher et recule. Valentiane sent qu’elle est terrifiée. Séverine sort de la pièce en courant. Valentiane hésite vraiment à aller regarder. Ce doit être affreux. Il faut qu’elle le fasse savoir aux parents de la jeune fille. Pour l’instant, elle décide de prier pour Séverine et de demander à Dieu de l’aider. Mais sa prière ne lui apporte pas la tranquillité d’âme qu’elle espérait.
Elle prend Jeanne dans ses bras et la serre contre elle. La fillette se souvient des livres d’images qu’elle regardait. Sa mère se fâchait et lui criait qu’elle était sotte cde continuer à jouer avec une poupée à son âge et la giflait. Elle la fouettait lorsqu’elle avait fait une bêtise, mais elle ne l’aurait jamais laissé être en danger. Que font les parents de Séverine ?
Dans la nuit, Valentiane entend un bruit, un sanglot. Elle se lève et prend Jeanne avec elle. La fillette descend les marches et arrive sur le palier Elle traverse le couloir et se rend jusqu’au salon. Les pleurs proviennent de la cuisine. Elle s’approche à pas de loup. Tendant la tête, Valentiane voit Camille assise recroquevillée, le visage dans ses genoux.
Macabre réconfort
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Un autre extrait de mes "Petits cauchemars", publié sur Amazon
LA CONSOLANTE
Christopher Igorn contempla la tombe, déchiré par le chagrin qui lui broyait les entrailles, ne parvenant plus à lire le nom et le prénom de sa mère gravés sur le marbre de la pierre tombale, n’osant imaginer à quoi pourrait bientôt ressembler son corps dans ce cercueil où elle reposait maintenant. Alors que le soleil brillait, il pleuvait à verse dans son cœur et son corps ne pouvait plus ressentir que le froid. La gorge serrée, l’homme anéanti de douleur ne trouvait pas les mos adéquats et fixa sans les voir les fleurs déposées devant lui, pareilles à celles qu’il avait apporté, les préférées de sa mère.
On était samedi et pourtant cela aurait pu être n’importe quel jour de la semaine, plus aucune importance. Un râle de désespoir montait dans sa gorge et ses jambes se mirent à trembler violemment. Christopher porta son poing à sa bouche et le mordit pour s’empêcher de hurler. L’orphelin ne se décidait pas à quitter le dernier lieu où résidait celle qui l’avait mis au monde. Si seulement, si seulement, il lui était possible de retourner en arrière. Le ciel au-dessus de sa tête s’assombrissait, se couvrant de nuages. Peu importait le temps qui passait. L’air se rafraichit soudainement et le vent cingla en de violentes bourrasques. Christopher resta debout morose, incapable de partir, ressemblant à ces statues qui décoraient le cimetière. Immobile comme si inconsciemment, l‘homme brisé attendait que survienne un événement, que n’importe quoi change cette tragédie, que le cercueil s’ouvre et que sa mère en sorte neuve et belle comme il se souvenait d’elle dans les jours plus heureux de son enfance avant que le cancer ne la détruise et qu’elle périsse dans d’atroces souffrances. Accablé par cette douleur qui le coupait de tout, il perdit peu à peu le lien avec ce qui l’entourait et pourtant Christopher sentit au plus profond de son être que quelqu’un veillait près de lui. L’éploré leva un regard chaviré et tourna la tête. D’abord, rien d’insolite ne le frappa, puis elle apparut à ses yeux. Une dame vêtue d’un long linceul noir à la peau pâle et aux yeux noirs, frêle silhouette, qui pourtant pourrait le briser d’un seul geste.
La créature féminine s’approcha de lui et tendit une main aux longs doigts fins et effilés pour toucher son visage. Elle venait aspirer son chagrin, l’aider à faire le deuil, et le protéger, mais de quoi ? Christopher l’ignorait. La Consolante prit sa main, et il se sentit plus apaisé alors qu’il se relevait. La dame lui chuchota son nom, car il ne devait être connu que de ceux qui étaient fragilisés par une perte trop lourde : Alistera. Christopher la laissa le guider hors du cimetière, mais ne put s’empêcher de jeter un œil dans son dos. Alors, il dut se retenir de hurler, lorsqu’une silhouette noire envahit la pierre tombale.
Un lit où ne pas dormir
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Le dernier articles était un extrait d'une histoire de mon livre "Petits cauchemars" , publié sur Amazon. En voici un autre de "Le lit cauchemardesque" :
Igor tendit la main droite pour allumer et ne sentit pas sous ses doigts la forme familière et arrondie de la lampe. Il chercha l’interrupteur et ne le trouva pas. Il se leva et à sa plus grande surprise sentit un parquet inconnu craquer sous ses pieds. Igor réalisa qu’il ne se trouvait plus dans leur chambre à coucher.
Hésitant, il fit quelques pas.
Un bruit s’éleva et Igor faillit sursauter. Quelqu’un ronflait. Indécis, Igor resta immobile, ne sachant pas ce qu’il devait faire. Ce n’était pas réel, il devait rêver. Son cœur faillit s’arrêter de battre lorsqu’il entendit le bruit d’une porte qu’on ouvrait.
La lumière qui jaillit dans la pièce lui fit cligner des yeux. Une petite fille apparut sur le seuil. Igor sentit le sourire de sympathie qui venait à ses lèvres se figer. Ce n’était pas possible. Il contempla son visage, ses cheveux bruns comme ceux de Christine, ses yeux marron noisette comme les siens. L’enfant qu’ils n’avaient jamais eu.
— Papa ?
Igor plaqua ses mains contre sa bouche et étouffa un sanglot. Que lui arrivait-il ?
— Igor, pourquoi ne vas-tu pas embrasser ta fille ?
Ce dernier sursauta. Son cœur cognait si fort qu’il pouvait entendre chacun de ses battements.
Il tourna la tête et aperçut une vieille femme aux cheveux gris et au corps émacié. De la salive coulait de ses lèvres sur son menton.
— Idiot, ne reste pas planté là.
— Maman ?
— Bien sûr que c’est moi, mon chéri.
— Tu… tu es morte….
— Ne dis donc pas de bêtise.
Igor essaya de déglutir, mais il sentait sa gorge se dessécher. Il devait être en train de devenir fou.
— Non, tout cela n’est pas réel !
Sa mère se tourna vers la petite fille :
— Ne fais pas attention, mon trésor. Ton père fait une crise. Il n’a pas pris ses médicaments.
Igor les fixa l’une et l’autre, éberlué. Il porta ses mains à sa tête.
— Je… je vais me réveiller.
La vieille femme se leva et s’approcha de lui. Les rides sur son visage parurent s’estomper alors que ses cheveux gris brunissaient. Elle tendit la main pour caresser sa joue.
Igor recula. Que se passait-il ? Qu’était-il arrivé à Christine ? Sa mère secoua la tête.
— Mon pauvre chéri, tu es à nouveau en train de délirer. Christine n’existe pas.
— Si, elle est là sur ce lit.
Igor tendit le doigt le lit. Il entendit la fillette se mettre à pleurer, alors que sa mère secouait la tête tristement. Il se retourna et regarda, estomaqué. Le lit était vide.
— Qu’est-ce que…
Le chagrin l’engloutit et il éclata en larmes en tombant à genoux. Il entendit sa mère se déplacer vers lui et sentit qu’elle caressait ses cheveux.
— Mon pauvre trésor. Allons, retourne dormir.
Il se blottit dans les draps et sanglota puis, épuisé, il ferma les yeux.
— Igor, Igor !
Une voix féminine prononçait son prénom. Il sentir des lèvres se poser sur son visage et ouvrit les yeux. Il contempla le visage d’une inconnue et se retint de demander :
— Qui êtes-vous ?
— Tu es tellement beau quand tu dors, mon amour.
Était-ce un nouveau cauchemar ? Il s’aperçut qu’il était nu. Qui était-elle ? Il ne comprenait rien de ce qui lui arrivait.
— À quelle autre femme rêvais-tu ?
Il força un sourire.
— À aucune, mon ange. Je rêvais de toi.
— Qui est cette Christine dont tu prononçais le nom, alors ?
Il se sentit glacé de l’intérieur. Elle s’écarta de lui.
— Aucune importance.
Elle le dévisagea et Igor vit ses yeux briller d’une étrange lueur.
Igor, terrifié, regarda cette femme se métamorphoser en une hideuse créature. Il roula et tenta de s’échapper. Il tomba sur le sol recouvert d’une moquette rouge bordeaux et se jeta au plus vite vers la porte. Il ne se rappelait pas avoir couru aussi vite de sa vie. Il arriva vers une porte et espéra qu’il pourrait l’ouvrir. Il appuya sur la poignée.
— Allez, allez !
Il la serra et la tourna tant et plus.
Un bruit résonna derrière lui. Il tourna à gauche et descendit les escaliers en troisième vitesse, quitte à se casser la margoulette. Désespéré, il chercha une autre issue.
Il tourna la tête frénétiquement pour chercher une solution et aperçut un autre escalier. Il s’y précipita, haletant.
— Mon Dieu, aidez-moi !
Il monta les marches en quatrième vitesse, ne reprenant son souffle qu’une fois arrivé en haut. Est-ce que la créature l’avait suivi ?
Igor se souvenait d’elle, cet être horrible le poursuivait la nuit dans ses cauchemars d’enfant et même dans la réalité lorsqu’il restait seul dans le noir. Igor jeta un regard anxieux derrière lui et aperçut en bas une silhouette d’épouvante, qui s’approchait. Il reprit sa course dans un couloir empli de ténèbres. Il sentit le sol s’amollir sous ses pieds. Stupéfait, il trébucha et perdit l’équilibre. Igor fut aspiré et absorbé dans le néant. Après une chute vertigineuse, il atterrit sur ce qui devait être un matelas. Il ouvrit les yeux.
— Igor.
Ce dernier tourna la tête. Christine le dévisageait, allongée à côté de lui. Il la prit dans ses bras et la serra contre lui. Il sentit quelque chose d’anormal.
Igor s’écarta et faillit crier. Christine le regarda. Il tendit la main pour toucher son visage qui se transformait en un ensemble de milliers de grains de poussière. Il l’étreignit, fou de terreur, mais n’eut bientôt plus qu’un corps de poussière entre ses bras. Il tenta de la retenir de ses doigts et la sentit s’échapper. Terrifié, il se rendit compte qu’il subissait lui aussi le même processus et que ses mains perdaient leur chair. Suffoquant d’angoisse, il regarda son corps ne devenir rien d’autre que semblable à du sable.
Un gémissement de détresse sortit de ses lèvres alors qu’il ne lui restait que son visage. Il ferma les yeux et pria. Des larmes coulèrent et ce fut tout ce qui resta de lui.
Christine se redressa en hurlant. Tremblante, la jeune femme tenta de reprendre pied avec le réel. Y était-elle encore ? Elle l‘ignorait.
— Tout va bien, ma chérie ?
Elle passa ses mains sur son visage.
— Oui, j’ai dû rêver.
Igor la prit dans ses bras.
Christine réconfortée, sentit malgré tout que quelque chose clochait. C’était son corps. Il était différent. Que lui était-il donc arrivé ? Elle se leva et s’aperçut que ses pieds ne pouvaient atteindre le sol. Alors la jeune femme comprit. Son cœur se noua. Elle était redevenue une enfant. Levant les yeux, elle se rendit compte qu’Igor n’était plus là. Elle était seule ou pas tout à fait. Christine ferma les yeux alors qu’une des terreurs de son enfance revenait la dévorer. C’était lui, son père. Elle pria un Dieu en qui elle ne croyait plus qu’elle se trompait. Elle entendit une respiration, la sienne. Non, elle ne pouvait revivre toutes ces horreurs. C’était une hallucination, ce n’était pas réel. Il lui suffisait juste de se rendormir et…
Un bruit lui signalant qu’il s’était levé lui fit tourner la tête. Elle se sentit à nouveau aussi vulnérable qu’elle l’avait été autrefois, lorsqu’elle n’était plus qu’une poupée entre ses mains et qu’il faisait d’elle ce qu’il désirait.
— Élodie.
Non, non, elle ne voulait plus entendre ce prénom. Elle s’appelait Christine. Élodie était morte. Il s’approchait. Elle devait fuir, il lui fallait sortir de ce lit, de cette pièce, tout de suite, mais il se tenait là devant elle. Christine, la petite fille qu’elle était redevenue, avait l’impression que l’épouvante allait l’étouffer. Elle hurla lorsqu’elle sentit ses mains l’empoigner. Elle était si petite et si faible. Que pouvait-elle faire pour lutter ? Ses cris de douleur résonnèrent alors qu’il la possédait à nouveau.
Non, pas cette fois ! Elle n’était plus cette enfant malléable et docile qui se pliait à tous les désirs de son malade de père ! Elle se redressa et le mordit à la main. Le goût du sang envahit sa bouche. Il poussa un cri rauque et s‘écarta. Profitant de cet effet de stupeur, Christine bondit du lit et courut vers la porte. Elle l’entendit susurrer :
— Élodie, vilaine petite fille.
Un frisson d’effroi à ces mots qu’elle pensait avoir laissé au plus profond de son subconscient traversa son dos comme si un doigt glacé se promenait sur sa colonne vertébrale. Elle reconnaissait cette maison honnie où elle avait vécu dans le dégoût et la honte, pendant quatre ans.
Christine courut dans le couloir. Elle reconnaissait les contours et les objets familiers et abhorrés de tout ce qui constituait cette maison. Elle sentit une nausée remonter en apercevant tout au fond sa chambre où il l’emmenait parfois. Elle courut à perdre haleine. Des pas saccadés lui apprirent qu’il la suivait.
— Élodie, tu ne m’échapperas pas.
Christine connaissait une cachette. Elle devait s’y rendre au plus vite, alors elle s’y précipita pour lui échapper. Elle trouva le petit placard l’ouvrit et s’y faufila, refermant la porte. Dans le noir empli de silence, elle se sentit en sécurité. Elle recula et se blottit tout au fond. Alors qu’elle attendait anxieusement, la petite fille que Christine était redevenue se souvint. Elle se rappelait qu’il l’avait dénichée de sa cachette. Les larmes coulèrent sur ses joues et elle mit brutalement son poing dans sa bouche alors que lui revenait ce qu’il s’était passé ensuite, ce qu’il lui avait fait subir.
Non, elle ne revivrait pas cette abomination. La petite fille retint son souffle.
— Élodie, je sais que tu es là.
Il était tout proche. Christine recula et sentit le mur dans son dos. Elle ne pouvait plus aller nulle part. Terrorisée, elle regarda la porte s’entrouvrir. Deux mains l’empoignèrent et la sortirent. Elle ne put que pleurer de désespoir et le laisser la ramener dans la chambre où il la déshabillerait et la violerait.
Christine hurla. Elle se sentit partir et se réveilla. Elle se redressa et s’aperçut qu’elle avait retrouvé son corps d’adulte. Elle contempla ses mains, ses bras, ses jambes et sa poitrine. Elle portait à nouveau sa chemise de nuit. Elle retomba en arrière et savoura le soulagement qui l’emplissait. Elle commença à réfléchir et à se dire qu’elle et Igor paraissaient enfermés dans une sorte de spirale de cauchemars sans fin. Elle songea à cette impression qu’il y avait une autre personne avec eux dans le lit.
Et si cela s’avérait vrai et que cet individu les tenait en son pouvoir ? Christine n’en saisissait pas l’objectif. Elle se mit sur son séant et observa autour d’elle. Était-ce un autre cauchemar ? Elle sentit une main inconnue se poser sur son épaule et sursauta.
Christine découvrit une jeune femme malade et à bout de force qui la contemplait. Elle la reconnut aux photos qu‘elle avait vues. Sa mère. Allait-elle devoir la regarder mourir ?
— Maman ?
Elle voyait les dégâts causés par la maladie. Sa mère n’était presque plus qu’un cadavre ambulant. La découvrir ainsi lui déchira les entrailles. Pourquoi devait-elle vivre cela ? Sa mère était morte à l’hôpital alors qu’elle avait deux ans. Christine ne se souvenait pas d‘elle. Elle regarda cette femme qui lui avait donné naissance agoniser et quitter la vie. Le spectacle était insoutenable. Christine ne comprenait pas pourquoi elle devait assister à ce dépérissement douloureux. Ses râles lui brisaient le cœur.
Christine, fascinée tout autant que dégoûtée, observa cet étiolement. La femme, sa génitrice, dont elle avait tant rêvé de se retrouver dans ses bras, rendit finalement son dernier souffle. Des larmes plein les yeux, Christine se pencha et l’embrassa sur le front.
Elle put dire ces mots qu’elle n’avait jamais prononcés :
— Je t’aime, maman.
Christine quitta la chambre. Il lui fallait retrouver Igor. Elle fit le tour de la maison. Où l’attendait Celui qui les tenait tous les deux à sa merci ? À moins que ce ne fût le lit lui-même, mais c’était impossible. Il ne s’agissait que d’un objet. Et pourtant Christine sentit au plus profond de ses entrailles qu’elle ne se trompait pas.
Perdue dans une songerie à se demander comment sortir de cette suite de cauchemars qui la détruisait, elle ne se rendit pas compte qu’une voix susurrait son prénom.
— Élodie, Élodie.
La jeune femme se sentit prise d’une immense frayeur. Épuisée et terrifiée, elle s’écroula. Qu’il lui était pénible de revivre ces terribles moments de sa vie, même si elle tentait sans cesse de se rappeler que tout cela n’était pas réel, la notion même de réalité lui devenait abstraite. La voix dont elle n’identifiait pas l’identité, continuait de prononcer son prénom. Comme elle la haïssait !
Puis une voix qui répétait son nom de famille. Son ancien nom, celui de son père, l’homme abhorré.
— Élodie, qu’est-ce que tu as fait ?
Elle se rappelait, elle avait quinze ans. Elle l’avait tué. Christine se rendit compte qu’elle tenait quelque chose dans sa main. Elle ne réalisa pas tout de suite de quoi il s’agissait. Un couteau dont la lame était tachée de sang. Un râle résonna derrière elle. La jeune femme se retourna et retint un cri de stupeur et d’horreur. Il était là, allongé sans force sur le lit. Son père, l’individu honnis. Christine se jeta vers lui avec fureur. Elle brandit le couteau au-dessus de sa tête. Et le planta avec vigueur et rage dans la poitrine de l’homme inconscient. Aveuglée par la haine, celle de ce jour-là, dans son adolescence, où elle avait trouvé enfin le courage de l’affronter, elle le fit encore et encore jusqu’à ce qu’elle s’aperçoive que du sang jaillissait et la salissait. Son sang à lui, elle n’en voulait pas, refusant d’en être souillée. Christine s’écarta avec dégoût. Elle cracha sur le corps inerte. La jeune femme se rappelait de ce moment et de ce qui avait précédé, lorsqu’elle avait été prête à lui pardonner. Son cœur se glaçait encore lorsqu’elle se remémora sa réaction. Il avait ri et l’avait méprisée pour lui répondre cette phrase horrible :
— J’y ai pris bien du plaisir. Tu étais délicieuse.
Christine sentit le couteau tomber de sa main et s’effondra contre le bord du lit où elle sanglota éperdument. Elle n’en pouvait plus et se sentait devenir folle. Elle ne savait plus si elle vivait dans un cauchemar ou la réalité. La jeune femme souhaitait seulement connaître à nouveau la paix. Elle continua de pleurer, recroquevillée contre le lit.
D'étranges poupées
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JOUETS HUMAINS
Denise se promenait dans le quartier. Elle aimait flâner dans ce genre de venelles et regarder les vieilles boutiques. Elle s’arrêta devant une vitrine de jouets et y observa les poupées. Elle pourrait en offrir une à Fanny. La jeune femme n’avait jamais remarqué ce petit magasin et pourtant, combien de fois cette demoiselle était passée dans cette ruelle. Bercée par la fascination qui montait, devant la devanture et les lettres du nom de la boutique, la jeune trentenaire se laissa tenter, attisée par la curiosité et une douce nostalgie de l’enfance.
Ses yeux ne se détachaient pas des deux poupées et de leur robe en tissu d’une époque vétuste, qui lui évoquèrent celle que lui avait donnée un jour sa mère. Oublieuse des bruits de la rue, Denise se décida à entrer. Elle poussa la porte.
D’un regard autour d’elle, la jeune femme admira les différents jouets et figurines, certaines étaient à taille d’adulte, d’autres toutes petites. Denise eut la sensation d’être transportée ailleurs. Quelqu’un l’observait. Une voix la fit sursauter et tourner la tête pour se retrouver nez à nez avec un bien étrange personnage, un homme tout en longueur à la peau pâle, vêtu d’habits totalement démodés. Denise songea que c’était sans doute l’effet recherché pour mettre les clients dans l’ambiance.
La jeune trentenaire, ni peureuse, ni superstitieuse, ne pouvait se départir de la sensation d’être observée.
— Bonjour Monsieur. Je ne fais que regarder. Vous avez de très belles poupées.
— C’est moi qui les réalise.
Émerveillée, l’enfant qu’elle n’était plus souhaita en avoir une et Fanny, sa fille, serait ravie de ce cadeau.
— L’une d’elles vous ferait-elle plaisir en particulier ?
— Je ne sais pas, elles ont toutes l’air très…
Réel.
Denise s’approcha de l’une d’elles, une figurine de taille humaine, qui représentait une adolescente. Quelque chose l’intriguait dans cette boutique, mais elle ne parvenait pas à savoir de quoi il s’agissait.
Un parfum floral imprégnait l’air, mais un autre arôme s’y cachait en dessous qui lui évoquait vaguement quelque chose de déplaisant.
Ses yeux se posèrent sur un ensemble de figurines d’enfants, des garçons, réunis tous sur un socle. La jeune femme se pencha vers eux et se crut bien victime d’une hallucination. De l’eau semblait embuer leurs prunelles de porcelaine.
— Navré, mademoiselle, mais ceux-là sont déjà commandés.
La demoiselle en question, un peu éberluée, força un sourire sur son visage pour cacher son émoi. Sans doute ce parfum lui montait à la tête et pourtant, elle se sentait parfaitement bien, malgré une légère angoisse incompréhensible qui pointait.
— Je vais réfléchir, Monsieur. Je reviendrai.
Jetant un dernier regard aux garçons sur leur socle, Denise sentit la tristesse l’envahir. Ils paraissaient si réels, et leurs yeux si expressifs.
Idiote ! Ce sont juste des figurines.
Se détachant du charme dans lequel elle tombait, la cliente, perplexe, se dépêcha de sortir après avoir dit au revoir au vendeur, et referma la porte. Denise tenta d’apaiser l’oppression qu’elle sentait dans sa poitrine. Sur le trottoir, la trentenaire émerveillée, réalisa d’un coup ce qui l’avait perturbée. La magie disparut brutalement pour la ramener sur terre. Elle n’avait vu que des jouets représentant des humains, à tous les âges. Pas de cheval à bascule, pas de peluches de chiens ou de chat, tous ceux-là étaient aux abonnés absents dans cette boutique inédite.
Denise fixa les poupées dans la vitrine qui paraissaient elles aussi la dévisager, et éprouva un violent dégoût, se forçant, toutefois, à quitter ce petit magasin et à rentrer chez elle, sur la promesse de ne plus y mettre les pieds. L’image des petits garçons sur leur socle ne la quittait pas. Malgré sa répulsion grandissante, liée à ce que lui soufflait son inconscient, Denise restait sous le charme de cette petite boutique désuète et la fillette au fond d’elle aspirait toujours à avoir une des poupées que l’adulte avait vues. L’une d’elles avait attiré son attention, même si elle s’exhortait à l’oublier. Surtout que la jeune femme adorait ces échoppes surannées.
Vint l’heure de dîner. Fanny arriva, toute joyeuse, et vint l’aider à mettre la table.
Sa mère songea à l’emmener visiter la petite boutique et en oublia les désagréables sensations qui avaient perturbé sa visite.
— À quoi tu penses, maman ?
Denise le lui révéla et sourit en la voyant sauter de joie.
— Quand est-ce qu’on y va ?
— Demain, ma chérie.
Sa maman regretta cette proposition, mais cela ferait tant plaisir à sa fille.
Aussi, vers seize-heure trente, le lendemain, toutes deux se rendirent dans la petite ruelle. Le charme une fois de plus opéra. Fanny courut vers la vitrine.
— Maman, regarde, elles sont superbes !
La petite fille désigna l’une des deux, celle avec les cheveux roux, le petit chapeau au ruban vert foncé et la robe bleu clair, les yeux noirs.
— Je voudrais celle-là, maman !
— On va regarder d’abord à l’intérieur. Peut-être qu’une autre te plaira.
Denise poussa la porte et entendit une étrange sonnette.
Le vendeur surgit d’un coin sombre près du comptoir, ce qui la fit sursauter. Fanny se cacha derrière sa mère, à la plus grande surprise de celle-ci. Sa fille ne s’était jamais comportée ainsi. Confuse, Denise ne sut pas quoi dire et chercha une excuse appropriée. Tournant la tête, elle se rendit compte que les garçons sur leur socle n’étaient plus là. Un bruit incongru résonna, un sanglot. Fanny, toute peur disparue, se précipita vers une poupée, mais recula tout à coup.
— Qu’y a-t-il, ma chérie ?
— C’est une vraie petite fille, maman !
Le vendeur éclata d’un rire sinistre, qui envoya des frissons dans le ventre de Denise.
— Votre fille a beaucoup d’imagination.
Il ajouta, à la plus grande stupéfaction de la mère et de sa fille.
— Mais peut-être qu’une autre poupée, lui ferait plaisir ? L’une de celles qui sont dans la vitrine ?
Sans attendre de réponse, le vendeur se dirigea vers la poupée en question, s’en saisit et la ramena, pour la poser sur le comptoir. Revenant de sa surprise, Denise paya, la prit et la donna à Fanny.
— Et pour Madame, ce sera laquelle ?
Denise masqua son embarras.
— Vous savez, je suis un peu âgée pour jouer à la poupée.
— Vous avez le temps. Vous pouvez toujours revenir demain.
Fanny l’appela, la suppliant de donner une réponse. Elle regardait toujours la même poupée qui devait avoir la même taille qu’elle, assise sur son socle.
— Regarde, maman, ses cheveux ont l’air vrais. Touche-les.
— Viens ma chérie. Il est temps de rentrer.
Sa mère se dépêcha de sortir avec Fanny, certaine en son for intérieur, que sa fille ne se trompait pas.
La fillette oublia son inquiétude au sujet de la « poupée aux cheveux vrais » en jouant avec sa nouvelle acquisition, ce dont ne pouvait pas se réjouir sa mère pour elle-même. Denise n’oubliait pas les garçons sur leur socle et l’impression ressentie d’avoir des enfants réels en face d’elle. Et toujours cette sensation qu’on la regardait qui l’avait suivie dans la boutique. Tout comme cette officine elle-même qui l’attirait inexorablement.
Denise se tritura les mains, folle d’envie d’y retourner à l’instant. Une idée absurde se forma. Et si elle achetait la « poupée aux cheveux vrais » ? Que lui arrivait-il ? Elle avait passé l’âge de perdre son temps à traîner dans des boutiques de poupées. Des jouets qui semblaient bien vivants. Denise frissonna. Sa fille et sa poupée délaissée, la mère lut un bon livre, rien de tel pour se vider la tête. Elle prit un de ses préférés, puis s’installa dans le fauteuil pour le dévorer. Au bout de quelques pages, pourtant, Denise referma le livre. Rien n’y faisait, elle ne parvenait pas à se concentrer.
— Maman ! Maman !
L’interpelée tourna la tête.
— Sophie m’a dit qu’Elsa allait s’en aller et elle est très triste de ne pas lui avoir dit au revoir.
— Qui sont Sophie et Elsa, Trésor ?
Fanny alla prendre sa poupée,
— C’est Sophie. Elsa c’est la fille aux cheveux blonds qu’on a vue dans la boutique. Il faut qu’on aille la chercher.
— Tu en as déjà une, ma chérie.
— Ce n’est pas une poupée, Maman, c’est un bébé.
Fanny repartit, laissant sa mère passablement éberluée et interrogative sur ce qu’elle devait faire. De toute façon, le petit magasin serait fermé. La jeune femme verrait cela demain. Denise décida de se replonger dans son livre jusqu’au dîner. Elle prépara le repas, la tête ailleurs, l’attention sans cesse préoccupée par Fanny, en grande conversation avec la poupée.
— Ne t’inquiète pas, Sophie, nous trouverons, Elsa.
Denise devait en avoir le cœur net et demanda à sa fille de lui prêter la poupée. La mère se rendit compte que le visage était bien constitué d’une peau réelle faite de chair. Horrifiée, elle la lâcha. Le jouet tomba et émit des cris de douleur.
Denise se boucha les oreilles. Ce devait être une sorte de copie. Ce ne pouvait pas être un vrai bébé. Il fallait qu’elle retournât à la boutique. Les yeux bougèrent et l’un d’eux cligna. La jeune femme, bouleversée, plaqua une main sur sa bouche. Elle n’aurait jamais dû mettre les pieds dans cette officine. Quelle horreur ! Elle en tremblait d’effroi.
Comment un tel phénomène pouvait-il se produire ? Trop de questions aux réponses impossibles tournèrent dans sa tête à la rendre folle. Que pouvait-elle faire ? Que pouvait-elle faire. ? Une pensée terrifiante la frappa, Fanny était en danger. Impossible de dormir, il lui était nécessaire de retourner à la boutique. Une idée, elle allait confier Fanny à ses grands-parents. Denise appela sa mère et lui dit que sa petite-fille passerait quelques jours chez elle.
Elle laissa la fillette manger et essaya de supporter avec le plus de patience de la voir jouer avec cette « poupée » qui n’en était pas une.
— Maman, Sophie est en train de pleurer.
L’interpellée s’aperçut, en effet, que des larmes roulaient sur les joues de leur nouvelle invitée. La mère se mordit les lèvres pour ne pas craquer. Cette histoire finirait par la rendre cinglée et il lui parut crucial d’en trouver le fin mot de l’histoire.
— Tu peux l’emmener avec toi, ma chérie.
— Et Elsa, maman ?
— Je vais la sauver, trésor.
Toute joyeuse, la fillette lui sauta au cou.
— Oh, oui ! Comme ça, Sophie ne sera plus triste !
— Absolument.
Denise arriva devant la maison de ses parents. Sa mère ne quitta pas des yeux la poupée que tenait Fanny dans ses mains. À un moment, elle emmena sa fille dans la cuisine.
— Où as-tu trouvé cette poupée ?
— Dans une petite boutique, que j’ai découverte. Denise lui raconta tout.
Sa mère resta silencieuse, mais sa fille sentit la peur qui montait.
— J’ai déjà vu cette poupée.
La femme n’ajouta rien d’autre.
— Maman, toutes ces anciennes poupées se ressemblent plus ou moins. Elle doit te faire penser à celle que tu avais lorsque tu étais enfant.
— Non, ma chérie, ce n’est pas ça.
Sa fille ne put tirer d’elle aucun autre mot. Denise prit congé et sentit le regard de sa mère dans son dos et sa main qui prit la sienne.
— Fais bien attention, ma chérie.
Denise se sentit tout à coup inquiète elle aussi. Une grande tristesse apparut dans les yeux de sa mère.
Bonne nouvelle !
Bonjour,
Je vais bientôt avoir une chronique de mon roman "Une quête de sang" !🤩 Elle sera présente sur Babelio.
En attendant, vous pouvez toujours le trouver sur Amazon ;
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Laissez un commentaire lors de votre prochaine visite. Merci.😉
J'en profite pour vous dire que j'ai eu une chronique sur mon livre "Petits cauchemars". Elle est sur Amazon, Babelio, Booknode et Tiktok.
5 étoiles !😍
La voici :
J'ai passé un très bon moment avec Petits cauchemars, un recueil qui revisite les légendes, le folklore et les créatures fantastiques sous un angle sombre et souvent inquiétant.
Chaque nouvelle nous entraîne dans un univers différent, mais toutes partagent une même atmosphère : celle d'un malaise qui s'installe progressivement, d'anciennes croyances qui prennent vie et d'une frontière très mince entre le réel et l'impossible. Florence Garel construit ses histoires avec une imagination débordante et propose une galerie de créatures originales, loin des monstres classiques.
J'ai particulièrement apprécié le fait que les nouvelles ne reposent pas uniquement sur les scènes d'horreur. Elles parlent aussi de culpabilité, de sacrifice, de deuil, de justice ou encore de la nature humaine. Cette dimension apporte une vraie profondeur aux récits et évite l'effet de simple succession d'histoires effrayantes.
L'écriture est fluide, très visuelle, et permet d'imaginer facilement les lieux et les créatures. Certaines nouvelles m'ont davantage marqué que d'autres, ce qui est assez naturel dans un recueil, mais l'ensemble reste cohérent grâce à une identité forte, très orientée vers le fantastique et les mythes.
Si vous aimez les histoires courtes, les ambiances inquiétantes, les légendes revisitées et les créatures mystérieuses, Petits cauchemars mérite clairement votre attention.
Super! 😀
Il est sur Amazon :
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Un commentaire aussi me ferait plaisir. 😁 Merci.
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